Le rendez-vous de midi

"Je ne suis pas un extrémiste, ni de gauche, ni de droite, ni du centre"

publié le:20/04/2017 12:19:00 - mis à jour: 24/04/2017 14:51:41

Le député rochefortois André-Pierre Puget lance son propre parti "J'existe". Un nom qui prête à sourire dans la presse. "Ce n'est pas un cri personnel", explique Puget.

Question > "J'existe", c'est un cri de quelqu'un qui se sent délaissé plutôt qu'un nom de parti...?

André-Pierre-Puget > Ce n'est pas un cri personnel, c'est ce qu'on entend dans la rue chez les citoyens. Les citoyens ont l'impression de ne pas être entendus par le politique. Et donc il s'agit de rendre la parole, de permettre aux gens de dire "J'existe en tant que citoyen".

> Ce sera un programme de droite?

> Je ne suis pas politologue, ce que je peux vous dire c'est que je suis un libéral et que je voudrais qu'on investisse dans les PME. La Flandre a investi beaucoup dans son tissu PME et se porte beaucoup mieux économiquement. Nous avons quelques idées que nous souhaitons débattre avec nos adhérents.

> Quand vous dites "nous", vous voulez dire "Je" parce que vous êtes tout seul...

> Je ne suis pas tout seul: la dernière réunion avant le lancement, nous étions 14, il y a déjà des conseillers communaux qui siègent comme élus, mais je ne veux pas tout dévoiler maintenant. J'ai déjà déposé plus de 28 textes au Parlement, tout seul disons-le. Je ne veux pas dévoiler toutes mes bonnes idées. Je suis le 5ème sur 74 députés en nombre d'interventions: tout seul je ne m'en sors pas trop mal. Mais maintenant je veux partager ces acquis avec les citoyens, rencontrer des citoyens, écouter les idées et les faire remonter au niveau du Parlement. Je pense qu'il y a une demande et que les citoyens vont répondre. Vous connaissez le clivage politique aujourd'hui: il y a les partis traditionnels et un parti contestataire qui sort du lot, à l'extrême-gauche. Ils ont le vent en poupe, il n'y a pas d'autre offre pour le citoyen que les 4 partis traditionnels et le PTB, et je pense qu'il y a des gens qui ont une façon de voir les choses de manière moins extrême et envie d'avoir un relais.

> Vous voudriez lancer un PTB de droite?

> (rires) Non, je ne suis pas un extrémiste, ni de gauche, ni de droite ni du centre.

> Mais vous voulez capitaliser sur une envie de la population pour des offres politiques alternatives, c'est bien ça?

> Voilà. Les gens en ont marre. Il n'y a personne qui les écoute, personne pour les relayer. c'est pour ça que je suis rester un an député indépendant, mais j'avais une oetitre pression de mes proches qui m'incitaient à créer mon parti. Et tout compte fait, je me suis dit que si je ne le faisais pas, un autre allait le faire et j'allais le regretter toute ma vie. Je ne veux pas avoir de regrets, je veux vivre avec des projets, et exister. C'est un choix que j'ai fait. On n'est pas en train de faire une démarche commerciale en disant "On rase gratis". On a un programme, il va être amélioré avant d'être présenté.

Diederick Legrain, Rédac-chef adjoint
d.legrain@matele.be Twitter: @dlegrain

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