Urbanisme

"La commune d'Houyet devrait retirer son permis de démolition du château de Noisy"

publié le:19/04/2017 18:30:00 - mis à jour: 20/04/2017 11:51:18

Les défenseurs du château de Noisy mettent la commune d'Houyet en garde et la « menacent ». Selon eux, le Collège a commis des fautes lourdes et évidentes en octroyant le permis démolition du château.

Les deux riveraines qui ont déposé un recours en suspension du permis de démolition du château de Noisy au conseil d'état ne désarment pas. Meme si leur action en référé n'a pas abouti, elles rappellent via leur avocat, que la procédure suit son cours. Elles ont adressé aujourd'hui un courrier aux autorités communales les invitant a faire marche arrière.

"Nous nous réservons d'assigner devant le Président du Tribunal de première instance de Dinant, siégant en référé, sur base de la loi du 22 janvier 1993. Afin d'éviter ce détour, ne pensez-vous pas qu'il serait plus correct pour l'État de droit que la Commune retire le permis qu'elle a délivré illégalement pour la destruction du château de Noisy, quitte à en redélivrer un nouveau respectant le Droit en vigeur".

Selon maître Lebrun, le premier auditeur au conseil d'État a montré que le permis d'urbanisme délivré par Houyet était au moins illégal sur trois points : l'absence d'enquête publique, l'absence d'inventaire quant à la présence de chauve-souris sur le site et la non prise en compte de la position de la commission royale des monuments et sites. L'avocat n'est pas tendre avec la commune.

"Si cette commune avait un peu de sens citoyen, elle dirait j'ai commis trois erreurs et je vais reprendre la procédure. Elle se contente du service minimum et de soutenir un comte qui n'a pas de sens social. Houyet fait l'autruche."

Dans la lettre adressée ce mercredi à la commune, les défenseurs du château sont même menaçants.

"J'attire votre attention sur ce que à un an des élections communales, les reproches d'illégalité continueront à peser sur la Commune si le château devait être détruit par sa faute. D'autre part, une action en indemnité réparatrice pourrait être envisagée par mes clientes si le permis était finalement annulé, et ce à l'encontre de la Commune".

Le bourgmestre d'Houyet, Yvan Petit qui a pris connaissance de la missive ne compte pas changer de position.

" La demande de permis d'urbanisme pour la démolition a été faite en bonne et due forme. Notre position ne change pas Il n'y a pas de nouveau élément".

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