Politique

Présidentielles françaises: de la politique sur le terrain de Dion

publié le:20/04/2017 13:13:00 - mis à jour: 21/04/2017 08:54:29

J - 3 avant le premier tour des présidentielles françaises. Au FC Dion, ces élections alimentent les discussions en tribune et pour cause, un quart des affiliés du club sont originaires de France.

Match des U7 de l'Entente Dionaise, hier en fin d'après-midi... Parmi les papas supporters, deux retiennent notre attention. Le premier s'appelle Cédric. Il est Français et travaille en Belgique. Il tacle au raz de la pelouse cette campagne présidentielle:
"Je trouve que les politiciens ont oublié de parler du fond, qu'ils se sont acharnés sur une ou deux personnes et cela a pris le pas sur le reste" assène Cédric, déçu.
L'autre "papa supporter" se nomme Frédéric. Ce Belge travaille de l'autre côté de la frontière, sous les couleurs de la centrale de Chooz. Il est témoin au quotidien de l'indécision de ses collègues de boulot:
"La plupart noye le poisson, ils ne savent pas très bien pour qui ils vont voter j'ai l'impression" explique Frédéric.
A trois jours du premier match couperet de la Présidentielle, Emmanuel Macron et Marine Le Pen occupent la tête du classement dans les sondages. La candidate du Front National risque d'ailleurs de réaliser un très bon score en Champagne-Ardenne, la région limitrophe du petit village de Dion.
"Ce n'est pas étonnant, c'est un département qui subit pas mal de fermetures d'entreprises, d'usines. Le vote populiste profite de cette situation" nous apprend Cédric.
"Marine va passer sans problème au premier tour" assure Frédéric.

Macron face au Front National ?

Quant à un pronostic pour le poste de Président de la République?
"Je pense que Macron va tirer son épingle du jeu. C'est celui avec le moins de casserolles" sourit le Belge.
"Si Macron est au second tour, il sera président, c'est évident. Les gens se rallieront contre les extrêmes" conclut le Français.
Après cette saison mouvementée, une chose est certaine: les Bleus semblent toujours être dans le doute.

Antoine Peret, journaliste

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