Somme-Leuze: Les parachutages de 1944 et les martyrs de Briscol en 1914

publié le:30/04/2014 15:50:11 - mis à jour: 06/05/2014 15:32:07

Ils étaient une petite vingtaine, tous de la région, des résistants téméraires et dignes de confiance. Tous ont risqué leur vie, nuit après nuit, pour récupérer les colis et les hommes qui tombaient du ciel. Des missions top secrètes commandées depuis l’Angleterre. Fernand Polet avait 19 ans à l’époque. Il vient de Somme-Leuze et il était l’un d’entre-eux.

Fernand Polet avait 19 ans à l'époque quand il a intégré l'équipe chargée de ramasser les colis qui arrivaient de Londres: "Je devais réceptionner toutes les armes qui descendaient sur la plaine. Après il fallait transporter tous les colis jusqu'à une cachette dans les bois sur le versant de Somme-Leuze. Les nuits qui ont précédé le premier parachutage, nous avions creusé un trou pour y cacher toutes les armes et les munitions."  

Des nuits qui resteront à jamais gravées dans sa mémoire: " C'est un pan de ma vie qui m'a marqué et que je n'oublierai jamais." 

Le calvaire des seize martyrs de Briscol

Dans ce numéro sur Somme-Leuze, nous évoquerons également les exactions commises par les Allemands en 1914 avec notamment le calvaire des seize martyrs de Briscol.

Tout commence le 20 août 1914 à Briscol, un petit village d'Erezée. Seize personnes de l'entité vont être fait prisonniers par les Allemands. Durant les jours qui suivent, elles vont subir un véritable calvaire. Sous une chaleur insoutenable et enchaînés les uns aux autres, ils vont devoir rejoindre Heure à pied. Un terrible périple rendu plus pénible encore par la torture psychologique, le manque d'eau et de nourriture. 
 
Après être passé par Erezée, Soy, Hotton, Noiseux et Baillonvile, ils arriveront finalement à Heure. Là, un conseil de guerre décidera de punir irrémédiablement quatre des seize prisonniers. Adossés aux piquets de clôture dans un champs du village, les quatres martyrs seront fusillés. Les autres rentreront chez eux sains et saufs mais anéantis devant toute cette horreur.

Morgane Halloy, journaliste

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